La Chine vend ses dollars, le Japon ne peut pas : la bascule vers l’or a commencé

La Chine vend ses dollars, le Japon ne peut pas : la bascule vers l'or a commencé

Chine, Japon et dollar : pourquoi l’or devient l’actif stratégique des banques centrales

Deux géants asiatiques. Deux stratégies face au dollar. Un seul gagnant.

En février 2022, les États-Unis ont gelé les réserves en dollars de la Russie. Ce jour-là, le monde
entier a compris un truc simple : vos dollars ne sont vos dollars que tant que Washington est
d’accord. Depuis, deux réactions diamétralement opposées se dessinent en Asie. Et elles racontent
tout sur l’avenir de l’or.

Pékin : la grande sortie, méthodique et silencieuse

Les chiffres sont brutaux. Depuis 2022, la Chine a liquidé 623 milliards de dollars d’obligations
américaines. Ses avoirs en bons du Trésor sont tombés à 700 milliards — leur plus bas niveau depuis
2008. En parallèle, la banque centrale chinoise accumule de l’or sans discontinuer : 17 mois
consécutifs d’achats au dernier pointage. Les réserves atteignent désormais 2 313 tonnes, contre 1
842 il y a dix ans.

Et encore, c’est ce que Pékin déclare. Un chiffre circule chez les analystes : 57 % des achats d’or des
banques centrales en 2025 n’ont pas été déclarés au FMI. Devinez qui est le suspect numéro un.

La stratégie est limpide : sortir du dollar sans provoquer de panique, et remplacer des créances sur un
pays tiers par un actif que personne ne peut geler. L’or ne dépend d’aucun émetteur, d’aucun
gouvernement, d’aucun serveur. C’est sa force.

Tokyo : 1 240 milliards de dollars… et aucune porte de sortie

Le Japon, lui, est dans la situation inverse. Plus gros détenteur étranger de dette américaine au monde
avec 1 240 milliards de dollars en bons du Trésor, il est piégé par sa propre exposition. Vendre
massivement ferait chuter le prix des obligations — et donc la valeur de ce qu’il détient encore. C’est
le piège classique : trop gros pour sortir.

Résultat ? Tokyo temporise. Le ministère des Finances a récemment admis être « prêt à stabiliser le
yen, y compris en vendant des bons américains ». Les mots sont choisis. On ne dit pas « on vend » —
on dit « on est prêt à ». Nuance. Pendant ce temps, la Banque du Japon est soupçonnée d’intervenir
sur le marché des changes pour soutenir le yen, provoquant vendredi un effondrement du dollar et
une flambée de l’argent métal à 74 dollars l’once.

Le Japon regarde le navire couler mais ne peut pas sauter sans couler avec. La Chine, elle, a
déjà sauté — et elle est montée dans un canot en or.

Ce que ça signifie pour le cours de l’or

Deux lectures. La première est mécanique : 850 tonnes d’achats officiels prévus en 2026 (selon le
World Gold Council), probablement davantage en réalité. Cette demande structurelle pose un
plancher sous les cours. Même quand l’once corrige de 3 %, elle repart. Les banques centrales
achètent la baisse.

La seconde lecture est politique. Si le Japon finit par basculer — s’il commence à troquer ses
obligations US contre de l’or, même à la marge — le signal envoyé aux marchés serait sismique. Le
plus fidèle allié financier de l’Amérique qui lâche le dollar pour le métal ? Ce jour-là, le cours de l’or
ne montera pas de 5 %. Il changera de régime.

Et en Europe, on fait quoi ?

On regarde. Et de plus en plus d’épargnants européens tirent les mêmes conclusions que Pékin, à leur
échelle. Pas besoin d’être une banque centrale pour comprendre que détenir un actif physique, hors
système, sans risque de contrepartie, c’est la définition même de la prudence. Un lingot 20 grammes,
c’est 2 655 euros aujourd’hui. Personne ne peut le geler, le dévaluer ou le sanctionner. C’est
exactement ce que la Chine a compris avant tout le monde.

 

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Anaïs — Gold Broker & Gestionnaire de patrimoine