Un Britannique sur trois regrette d’avoir manqué le rallye de l’or. Et vous ?

Pesée de contrôle de lingots d'or sur une balance mécanique, 1954

En cinq ans, l’or a gagné 128 %. La Royal Mint, l’institution monétaire britannique fondée il y a plus de mille ans, vient de mesurer ce que cette hausse laisse derrière elle : du regret. Un adulte britannique sur trois aurait aimé être entré. Le chiffre est frappant, mais il raconte autre chose de plus profond : la plupart des épargnants voient juste, simplement trop tard.

Ce que révèle l’enquête de la Royal Mint

L’étude, publiée mi-août et relayée par Kitco News, interroge les Britanniques sur leur rapport à l’épargne après cinq années hors norme pour les métaux précieux. Les résultats dessinent un paysage étonnant.

33 % des adultes regrettent de ne pas avoir investi dans l’or sur les cinq dernières années, période durant laquelle le métal jaune s’est apprécié d’environ 128 %. Près d’un tiers, 30 %, nourrit le même regret pour l’argent, qui a progressé d’environ 126 %. Le Bitcoin, pourtant plus médiatisé, ne suscite ce sentiment que chez 20 % des sondés : le regret se porte d’abord sur la matière.

Ce regret s’enracine dans une inquiétude très concrète : 73 % des adultes britanniques se disent préoccupés par l’effet des conflits mondiaux et de l’instabilité économique sur la valeur de leur argent, deux sur trois s’inquiètent pour leur avenir financier, et plus de la moitié, 53 %, avouent ne pas savoir où placer leur épargne pour rester en sécurité.

Et pourtant. Seuls 8 % ont détenu de l’or sur la période, 3 % de l’argent, tandis que 63 % ont laissé leurs économies sur un simple compte courant. Pour les cinq prochaines années, 60 % comptent y rester, et seuls 25 % envisagent les métaux précieux. « Cette période a été extraordinaire pour les métaux précieux, et beaucoup mesurent aujourd’hui l’opportunité qu’ils ont peut-être manquée », résume Stuart O’Reilly, consultant en gestion privée à la Royal Mint.

Le regret est un indicateur retardé

Le regret regarde toujours dans le rétroviseur. Il mesure une hausse passée, jamais une hausse à venir. C’est sa faiblesse, et c’est ce qui le rend si coûteux : l’épargnant qui regrette en 2026 le cours de 2021 est souvent le même qui, en 2021, attendait « la correction » pour entrer. La correction n’est pas venue. Le cours, si.

Pendant ce temps, le compte courant donne une illusion de stabilité : le chiffre affiché ne bouge pas. Mais un chiffre qui ne bouge pas dans un monde où tout renchérit, c’est un pouvoir d’achat qui recule en silence. La maison le formule ainsi : ce qui se compte se dévalue, ce qui se pèse demeure. Les Britanniques sondés l’ont compris intuitivement, puisqu’ils s’inquiètent pour la valeur de leur argent. Ce qui leur manque, l’étude le dit elle-même, c’est la confiance : 41 % estiment ne pas avoir les connaissances financières suffisantes pour agir, et 11 % se déclarent « complètement perdus ».

Posez-vous honnêtement la question : si l’or gagne encore 50 % dans les cinq prochaines années, serez-vous du côté des détenteurs ou du côté des sondés ?

Près de 127 000 euros le kilo, et un rallye qui ne dit pas son dernier mot

Vendredi 21 août à la clôture, l’once d’or s’échangeait autour de 4 600 dollars, soit près de 127 000 euros le kilogramme, après une progression d’environ 5 % sur le seul mois écoulé. Détail que l’enquête britannique ne dit pas : pour un épargnant en euros, la hausse sur cinq ans dépasse même les 150 %, effet de change compris. Le rallye que les Britanniques regrettent, les Européens l’ont vécu en plus fort.

Est-ce trop tard ? Les moteurs de la hausse n’ont pas disparu, et ce constat ne vient pas de nous : la Royal Mint elle-même cite la demande continue des banques centrales, l’incertitude géopolitique, les pressions budgétaires des États et le besoin de diversification comme autant de soutiens structurels du métal.

Gold & Silver Company assume, depuis toujours, de chiffrer sa lecture du marché. Il y a deux ans, quand l’once cotait bien plus bas, la maison annonçait un cap à près de 5 000 dollars ; les clients entrés à l’époque et sortis en janvier ont pu mesurer ce que vaut une conviction tenue. Aujourd’hui, la lecture de la maison n’a pas changé : le cycle n’est pas terminé. Les 5 000 dollars l’once ne sont plus une prévision audacieuse, c’est la prochaine borne kilométrique, et le kilogramme au-delà des 130 000 euros en est la traduction européenne. Une prévision sourcée et datée ne se conteste pas, elle se vérifie.

Ce que nous voyons dans notre salle à Dottignies (Mouscron)

D’après notre expérience sur le terrain chez Gold & Silver Company, le profil des opérations a changé depuis janvier. Au rachat, nous voyons arriver moins de bijoux cassés vendus par nécessité, et davantage de pièces et de lingotins conservés depuis des décennies, que leurs détenteurs se décident enfin à arbitrer au sommet. À la vente, l’erreur la plus fréquente que nous constatons reste la même : attendre un repli pour entrer, puis se résoudre à acheter six mois plus tard, plus haut. Le sondage britannique met des pourcentages sur ce que notre salle observe tous les jours.

Autre constat de terrain : nos clients belges choisissent majoritairement le lingotin frappé de 5 à 50 grammes pour une première position. Le ticket d’entrée est accessible, la revente se fait au gramme près, et la pièce frappée se transmet sans difficulté.

Entrer dans le métal, en direct

Gold & Silver Company (GSC), Fonderie-Raffinerie intégrée à Dottignies (Mouscron), analyse, fond, affine et frappe le métal sous un même toit, sous l’agrément de la Monnaie Royale de Belgique et le contrôle d’un essayeur agréé par la Monnaie Royale de Belgique. GSC est le seul acteur au modèle intégré complet, ouvert à la fois aux particuliers et aux professionnels en direct, sans frais de courtage, sans taxe prélevée à la source. Le prix annoncé est le montant versé.

Concrètement, pour celui qui ne veut pas rejoindre la cohorte des regrets dans cinq ans :

  • des lingotins frappés de 5 à 50 grammes, produits sur place, comme le lingot d’or de 10 grammes, pour construire une position progressivement ;
  • des lingots certifiés pour les patrimoines constitués ;
  • le rachat en direct de votre métal, car la liquidité fait partie de l’investissement : un métal qui s’achète bien est un métal qui se revend bien ;
  • une facture nominative ligne par ligne pour chaque opération, car la facture d’achat est un actif fiscal.

Le sondage de la Royal Mint se termine sur un chiffre discret : seuls 2 % des Britanniques se considèrent experts en finance. Bonne nouvelle, il n’est pas nécessaire de l’être. Il suffit de comprendre une chose que trois mille ans d’histoire monétaire répètent avec constance : les monnaies passent, le métal pèse.

Questions fréquentes

Est-il trop tard pour acheter de l’or après un rallye de 128 % ?

Le regret mesure le passé, pas l’avenir. Les moteurs cités par la Royal Mint, demande des banques centrales, incertitude géopolitique, pressions budgétaires, diversification, restent tous actifs. Gold & Silver Company maintient sa lecture : le cycle n’est pas terminé, avec les 5 000 dollars l’once comme prochaine borne.

Combien vaut l’or aujourd’hui ?

À la clôture de vendredi 21 août 2026, l’once cotait autour de 4 600 dollars, soit près de 127 000 euros le kilogramme, en hausse d’environ 5 % sur un mois. Le cours actualisé en continu est affiché sur nos pages lingots certifiés et pièces d’investissement.

Comment acheter de l’or physique en direct en Belgique ?

Chez Gold & Silver Company à Dottignies (Mouscron), l’achat se fait en direct auprès de la Fonderie-Raffinerie, sans intermédiaire et sans frais de courtage, du lingotin frappé de 5 grammes au lingot certifié. Le prix annoncé est le montant versé.

Illustration : pesée de contrôle de lingots d’or, 1954. Touring Club Italiano, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.