L’or marque une pause : comprendre les signaux du marché en mai 2026
Moins 1,4 % en un mois. Sur le papier, l’or marque le pas. Dans les faits, c’est tout le contraire.
Ceux qui scrutent les écrans cette semaine y voient un cours de l’or à 4 613 dollars l’once, en léger
repli. Un chiffre qui pourrait donner l’illusion d’un essoufflement. Mais prenez un pas de recul :
+ 42 % sur un an. Le métal jaune a gagné plus de 1 350 dollars en douze mois. Alors cette pause de
quelques pourcents, c’est quoi ? Un faux plat avant la prochaine côte. Et les signaux qui clignotent
en ce début mai — pétrole, yen, banques centrales — racontent tous la même histoire.
L’or respire. Il ne s’essouffle pas.
Le pétrole rallume la mèche
On l’avait presque oublié. Mais le brut est revenu jouer les trouble-fêtes cette semaine, porté par
l’impasse des négociations américano-iraniennes et les doutes sur la réouverture du détroit d’Ormuz.
Résultat : les prix de l’énergie repartent, l’inflation refait surface dans les conversations, et le réflexe
est toujours le même — quand le pétrole flambe, les investisseurs se tournent vers les actifs refuges.
Les lingots d’or 20 grammes et 50 grammes, faciles à stocker, deviennent le placement que l’on
glisse dans son patrimoine comme une assurance. Pas de rendement, pas de promesse : juste de la
solidité.
Tokyo secoue le dollar — et l’argent en profite
Vendredi, coup de théâtre sur le marché des changes. La Banque du Japon est soupçonnée d’avoir
vendu massivement des dollars pour soutenir le yen, propulsant la devise nippone et envoyant le
billet vert à un plancher de deux mois. La conséquence ? Immédiate. L’argent métal a bondi
au-dessus de 74 dollars l’once, après avoir touché 71 dollars trois jours plus tôt. Un rebond de 4 % en
48 heures.
Et ce n’est peut-être que le début. La demande industrielle pour l’argent explose, tirée par les
investissements colossaux dans l’intelligence artificielle aux États-Unis. Serveurs, connecteurs,
composants — l’argent est partout dans la chaîne technologique. Certains analystes visent 80 dollars
d’ici une semaine. Quand la finance et l’industrie tirent dans le même sens, il vaut mieux ne pas être
en face.
La Fed attend. L’or, lui, n’attend personne.
Taux directeur : 3,64 %. Inchangé. La Réserve fédérale joue la montre, coincée entre une inflation
qui refuse de mourir et un marché de l’emploi qui tient encore. Les marchés n’anticipent plus qu’une
seule baisse de taux en 2026, sans certitude sur le calendrier. Paradoxe : cette prudence ne freine pas
l’or, elle le nourrit. Des taux réels durablement modérés, c’est exactement l’environnement dans
lequel le métal jaune prospère. J.P. Morgan ne s’y trompe pas et maintient un objectif à 5 055 dollars
pour le quatrième trimestre. Les plus optimistes regardent déjà vers les 5 400.
850 tonnes : les banques centrales ne lâchent rien
Les chiffres du World Gold Council sont tombés : 850 tonnes d’achats officiels prévus en 2026.
C’est moins que les records de 2022-2024, mais c’est encore le double de ce qu’on voyait avant cette
période. Qui achète ? La Pologne, en tête, avec plus de 20 tonnes depuis janvier — un choix
stratégique dicté par la géographie et les tensions sur le flanc est de l’OTAN. La Chine continue
d’empiler méthodiquement. L’Indonésie et la Malaisie reviennent sur le marché après des années
d’absence.
Et qui vend ? La Russie, sous pression budgétaire, liquide une partie de ses réserves. La Turquie fait
de même pour stabiliser la livre. Ce sont les exceptions qui confirment la règle : dans un monde
fracturé, l’or reste l’actif que personne ne peut vous geler, saisir ou sanctionner.
En Belgique, l’or physique gagne du terrain
Pendant ce temps, en Europe, quelque chose change. Les épargnants belges — et plus largement
européens — ne se contentent plus de regarder le cours de l’or monter depuis leur écran. Ils passent à
l’acte. Échaudés par la volatilité des marchés actions et l’érosion silencieuse de l’euro, ils se tournent
vers les métaux précieux physiques comme pilier de diversification. Les pièces d’or — Krugerrand,
Maple Leaf, Napoléon — restent les stars de la liquidité. Côté lingots, ce sont les formats 20
grammes et 50 grammes qui séduisent le plus : accessibles, stockables, et surtout tangibles. On les
tient dans la main. C’est peut-être ça, au fond, que les gens cherchent en période d’incertitude :
quelque chose de réel.
Conclusion
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Anaïs — Gold Broker & Gestionnaire de patrimoine