Quand tout le monde panique, nous, on fond

Quand tout le monde panique, nous, on fond

4 530 dollars l’once d’or. Moins 4 % en cinq jours. Les gros titres crient à la catastrophe.

Chez nous, dans la fonderie, l’ambiance est tout autre. Les fours tournent. Les commandes arrivent. Le cliquetis des moules, l’odeur du métal chaud, les lingots d’or qui sortent un à un : ici, on ne voit pas une crise. On voit peut-être un de ces moments que beaucoup regarderont différemment dans quelques années. Parce qu’il y a une différence fondamentale entre regarder un graphique rouge sur un écran et tenir un lingot dans la main. Le graphique vous dit de fuir. Le lingot, lui, n’a pas bougé d’un gramme.

Bienvenue dans la tête d’une fonderie quand le cours de l’or corrige.

Ce que les chiffres ne vous disent pas

Oui, l’once d’or a perdu 16 % depuis son record de 5 589 dollars en janvier. Oui, l’inflation américaine repart, avec la plus forte hausse des prix à la consommation depuis 2023 et la plus forte hausse des prix de gros depuis 2022. Oui, la Fed ne baissera pas ses taux cette année, le marché en est désormais convaincu. Tout cela, vous l’avez déjà lu partout. Ce que personne ne vous dit, c’est ce qui se passe de l’autre côté du comptoir.

Nos clients les plus expérimentés, ceux qui achètent depuis 2018, 2019, n’appellent pas pour vendre. Ils appellent pour demander : « Vous avez encore des 100 grammes en stock ? » Le téléphone sonne davantage les jours de correction du marché de l’or que les jours de record. C’est contre-intuitif. C’est pourtant ce qu’on observe.

La Pologne achète 31 tonnes. Vous hésitez pour 50 grammes ?

C’est peut-être la statistique la plus parlante de ce trimestre. Au premier trimestre 2026, les banques centrales ont acheté 244 tonnes d’or. Trente-sept milliards de dollars. Record absolu en valeur. La Pologne, à elle seule, a ajouté 31 tonnes à ses coffres, portant ses réserves à 582 tonnes.

L’Ouzbékistan : 25 tonnes. La Chine : 7 tonnes supplémentaires, discrètement. Et 68 % des banques centrales mondiales prévoient d’en acheter encore davantage cette année.

Ces institutions ne tradent pas l’émotion. Elles ne regardent pas les graphiques en chandelier à trois heures du matin. Elles pensent en décennies, en souveraineté, en résilience. Quand la Banque nationale de Pologne achète de l’or pendant que le cours de l’or baisse, elle ne fait pas une erreur, elle fait ses courses en solde. Pour elles, l’or physique n’est pas un investissement spéculatif. C’est une valeur refuge souveraine.

L’argent métal : le mal-aimé qui pourrait vous surprendre

Pendant ce temps, l’argent métal a pris une claque encore plus violente : moins 6 % vendredi, repassant sous les 79 dollars après avoir flirté avec les 85 dollars quelques jours plus tôt. Le ratio or/argent est tombé à 55, un niveau historiquement bas qui signifie que l’argent s’est fortement apprécié par rapport à l’or ces derniers mois. UBS a coupé ses prévisions de demande d’investissement de 400 à 300 millions d’onces. Le déficit d’approvisionnement fond comme neige au soleil, de 300 à 60-70 millions d’onces.

Sur le papier, c’est négatif. Mais dans notre atelier, on voit autre chose. Même à des niveaux élevés face à l’or, l’argent conserve des fondamentaux industriels que personne ne peut ignorer : panneaux solaires, électronique, médecine. Et surtout, chaque correction ramène des acheteurs que les prix des derniers mois avaient découragés. Le métal est cher en relatif. Structurellement, la demande ne faiblit pas.

La trêve sino-américaine : le calme avant quoi ?

Washington et Pékin se sont serré la main les 10 et 11 mai. Le dollar a rebondi. Les métaux précieux ont mécaniquement souffert. Les analystes ont ressorti leur mot favori : « consolidation ». Soyons honnêtes : personne dans cette fonderie ne croit que les tensions commerciales sont réglées. Une trêve, c’est par définition temporaire. Et quand les marchés se rappelleront de ce détail, ils chercheront à nouveau un refuge. Devinez lequel.

J.P. Morgan et Goldman Sachs maintiennent d’ailleurs leur objectif à 5 000 dollars l’once d’or d’ici fin 2026. Pas parce qu’ils sont optimistes par nature, mais parce que les fondamentaux n’ont pas changé.

Ce que nous dirions à quelqu’un qui pousse la porte aujourd’hui

Si vous entrez chez Gold & Silver Company cette semaine en demandant « c’est le bon moment pour acheter de l’or ? », voici ce qu’on vous répondra : on ne prédit pas les cours. Personne ne le peut. Mais on sait lire un contexte. L’inflation résiste. Les banques centrales accumulent. Les tensions géopolitiques ne disparaissent pas avec une poignée de main. Et la fourchette actuelle de 4 380 à 5 100 dollars offre quelque chose de rare : un point d’entrée après une correction de 16 % dans un marché structurellement haussier.

Acheter de l’or physique en Belgique, que ce soit des pièces d’or ou des lingots d’or, ce n’est pas parier sur un cours. C’est décider que votre patrimoine mérite quelque chose qu’aucun algorithme ne peut effacer, qu’aucune banque centrale ne peut imprimer, et qu’aucune crise ne peut dématérialiser.

Chez Gold & Silver Company, nous suivons ces dynamiques en temps réel pour vous offrir les meilleures conditions d’achat et de vente, avec une transparence totale sur les cours et une expertise technique que peu d’acteurs en Europe peuvent égaler. Si vous souhaitez comprendre comment positionner les métaux précieux dans votre stratégie patrimoniale, nos équipes sont disponibles pour un échange sans engagement.

Anaïs — Gold Broker & Gestionnaire de patrimoine