Quelle part de votre patrimoine souhaitez-vous laisser dépendre exclusivement du système financier ?

Quelle part de votre patrimoine souhaitez-vous laisser dépendre exclusivement du système financier ?

Et si c’était la seule question qui compte vraiment ?

Chaque semaine, des centaines d’appels. Des mails. Des messages.
« Sarah… vous pensez que l’or va encore monter ? » « Est-ce que ça peut chuter brutalement ? » « Est-ce que c’est toujours le bon moment ? »

La question ne change jamais. Seule l’intonation varie. Quand le marché accélère, la voix est enthousiaste. Quand il corrige, elle devient inquiète.

Alors je réponds toujours la même chose.

L’or n’est pas un pari. C’est un équilibre.


La place de l’or dans un patrimoine global

J’accompagne nos clients sur la structuration complète de leur patrimoine, fiscalité, transmission, optimisation juridique, mais aussi objets rares : tableaux, joaillerie de grande maison, pièces d’exception. J’ai mon œil de commissaire-priseur et la rigueur d’un expert patrimonial.

Ce que je dis souvent :

« L’or n’est pas un actif isolé. Il s’inscrit dans une logique d’ensemble. Quand on regarde un patrimoine sérieusement, avec ses tableaux, ses bijoux, ses liquidités, ses placements, l’or joue un rôle que rien d’autre ne remplace : il est universel, reconnu, et il échappe aux aléas juridiques de la plupart des autres classes d’actifs. »

La vraie question que je pose à mes clients n’est jamais « combien d’or ? » mais : « À côté de vos actifs financiers, qu’est-ce que vous détenez qui a une valeur intrinsèque? Indépendante de toute contrepartie, de tout système ? » Un tableau de maître, un bijou signé, une pièce d’exception : ces actifs ont quelque chose en commun avec l’or. Ils existent par eux-mêmes.


Comprendre les mouvements de marché : le rôle de l’or en période de tension

L’analyse d’Anaïs : liquidité et comportement des investisseurs

Anaïs pilote nos investissements or et argent, nos grands comptes, et notre boutique en ligne. En tant que gestionnaire de fortune aguerrie, elle accompagne ses clients dans l’allocation de leur patrimoine financier, et l’or y occupe une place qu’elle défend avec des arguments de marché concrets.

Elle commence par rappeler le contexte immédiat :

« En ce moment, les marchés regardent deux échéances majeures. La Fed communiquera sur ses taux les 28 et 29 avril. La BCE, le 30 avril. Deux banques centrales majeures, à 24 heures d’intervalle, c’est exceptionnel. Dans ce type de période d’attente, les acteurs cherchent de la liquidité. Et c’est précisément là que l’or joue son rôle le mieux compris. »

Elle rappelle ensuite une vérité contre-intuitive :

« L’or peut corriger même en période de crise. Parce que quand les marchés se tendent, les investisseurs vendent d’abord ce qui est le plus liquide. Et l’or est l’actif le plus liquide qui existe. Il se revend partout, en quelques heures, à n’importe quelle échelle. »

C’est précisément ça la preuve. L’or baisse en premier non pas parce qu’il faillit, mais parce qu’il est le seul actif que tout le monde accepte immédiatement. Ce n’est pas un signe de faiblesse, c’est la définition même de la liquidité absolue.

Pendant ce temps, depuis le début du conflit en Iran, plusieurs grands fonds monétaires, réputés stables et accessibles, ont appliqué des plafonds de retrait, gelé des gains, ou refusé des demandes de liquidité à leurs clients. Pas par malveillance : pour éviter un effet domino systémique. Ce type de mesure a déjà été observé lors de crises précédentes, en mars 2020, les fonds monétaires américains ont subi des sorties massives de plus de 100 milliards de dollars en quelques jours, forçant la Fed à intervenir en urgence. En 2008, un fonds majeur avait vu sa valeur liquidative passer sous le seuil du dollar, une première dans l’histoire, qui avait déclenché une panique généralisée sur toute la catégorie.

L’or, lui, n’a pas de gate. Pas de plafond. Pas de clause de suspension. Vous sortez quand vous décidez.

L’analyse de Sam : marchés physiques et vision long terme

Sam dirige notre pôle achats national et international, notre service de conformité, et supervise le laboratoire de fonderie. Il voit l’or d’un angle que peu d’experts financiers connaissent : celui de la matière, du métal réel, du circuit physique mondial.

Il insiste sur un point que beaucoup oublient :

« Quand le dollar se renforce ou que les taux restent élevés, l’or recule temporairement, c’est mécanique. Mais ces facteurs sont cycliques. Ce qui ne l’est pas, c’est l’évolution des bilans publics. »

La dette mondiale dépasse aujourd’hui des niveaux que peu d’acteurs prennent le temps de regarder en face. Les politiques monétaires restent contraintes. Les équilibres géopolitiques sont fragiles.

« Ce que j’observe dans notre activité d’achat, c’est que la demande physique ne faiblit pas. Les particuliers, les institutions, les États, tout le monde cherche du métal réel. Et le métal réel, il y en a une quantité finie. »

Il ajoute un point que les marchés occidentaux sous-estiment souvent :

« Il faudrait être beaucoup plus attentifs aux marchés asiatiques. En Chine, en Inde, en Asie du Sud-Est, la culture de l’or physique est profondément ancrée. Ce ne sont pas des marchés de papier, d’ETF ou de produits dérivés. C’est du métal, acheté, détenu, transmis. Ces marchés donnent une lecture bien plus honnête de la demande réelle que n’importe quel cours coté à Londres ou New York. »


Une évolution structurelle du rôle de l’or

Il y a dix ans, certains pensaient que l’or était archaïque.

Selon le World Gold Council, les banques centrales ont acquis 1 082 tonnes d’or net en 2022, un record absolu depuis 1967. 2023 a confirmé la tendance avec 1 037 tonnes, deuxième plus haut niveau jamais enregistré. Cette dynamique s’est prolongée en 2024 et 2025 : la demande structurelle ne faiblit pas.

Ce ne sont pas des investisseurs émotionnels. Ce sont des États. Ils n’achètent pas pour spéculer sur trois mois. Ils achètent pour consolider leurs réserves, diversifier leurs bilans, et réduire leur exposition au dollar.

Aujourd’hui, l’or n’est plus seulement un actif de coffre. Il redevient un actif de bilan.

Et cette évolution est bien plus importante que la variation hebdomadaire du cours.

Ce que je ne prétends jamais, c’est de savoir ce que fera le marché demain. Je ne dis jamais « c’est le moment ou jamais. » Mon rôle est de vous informer, pas de vous pousser. L’or n’est ni magique ni infaillible. Il est indépendant. Et dans un monde fragmenté, cette indépendance a une valeur particulière.


La question essentielle

Quelle part de votre patrimoine souhaitez-vous laisser dépendre exclusivement du système financier ?

C’est cela que les banques centrales ont compris. C’est cela que nous expliquons chaque jour. Et c’est cela que beaucoup découvrent seulement quand la volatilité arrive.