Napoléon et francs-or français : le guide des 5, 10, 20, 40, 50 et 100 francs

Trente secondes avec nos numismates. Le Napoléon n'est pas une pièce, c'est un système : six valeurs faciales, 5, 10, 20, 40, 50 et 100 francs, frappées dans le même or à 900 millièmes selon la règle fixée en 1803 par le franc germinal. La référence du marché est le 20 francs et ses 5,80645 grammes d'or fin ; les cinq autres en sont les fractions et les multiples exacts, du quart au quintuple. Ces pièces se négocient au poids d'or plus une prime, jamais sous la valeur de leur métal. Gold & Silver Company, maison agréée par la Monnaie Royale de Belgique, les expertise, les achète et les vend en agence à Dottignies (Mouscron).

Guide rédigé et tenu à jour par les numismates de Gold & Silver Company. Dernière mise à jour : 10 août 2026. Cours du 20 francs Napoléon relevés en dehors des heures d'ouverture de l'agence, l'heure exacte du relevé est affichée sous la table de cotation.

Pièce de 20 francs or Napoléon, effigie Napoléon III tête laurée
Pièce de 20 francs or Napoléon III tête laurée, photographie Gold & Silver Company

Six valeurs faciales. Plus d'un siècle d'histoire. Un même langage monétaire, fondé sur l'or.

Du petit 5 francs au grand 100 francs, les monnaies d'or françaises racontent les régimes qui se succèdent, les révolutions qui passent, les portraits qui changent. Empereurs, rois, République : tout a défilé sur ces pièces. Une seule chose n'a pas bougé, leur standard métallique.

Au centre de cette famille, la pièce de 20 francs. Créée sous Bonaparte, elle est devenue le Napoléon, la pièce d'or la plus connue de France. Autour d'elle, des modules proportionnels de 5, 10, 40, 50 et 100 francs, tous frappés en or à 900 millièmes dans les séries historiques présentées ici.

Ces monnaies vivent aujourd'hui une double vie. Chacune contient une quantité d'or précisément mesurable. Chacune peut aussi porter une valeur numismatique, selon son effigie, son millésime, son atelier, son état ou sa rareté. La première se calcule. La seconde se constate, pièce en main, par nos numismates en agence.

Gold & Silver Company achète et vend les francs-or français. Chaque pièce passe entre les mains de nos experts-numismates avant toute valorisation.

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Cours et valeur des francs-or français

Pièce Or fin contenu BID · nous rachetons ASK · nous vendons Prime à l’ASK
5 francs or 1,45161 g sur expertise numismatique selon disponibilité
10 francs or 2,90322 g sur expertise numismatique selon disponibilité
20 francs or, le Napoléon 5,80645 g 689 € 736 € +3,0 %
40 francs or, le double Napoléon 11,61290 g sur expertise numismatique selon disponibilité
50 francs or 14,51613 g sur expertise numismatique selon disponibilité
100 francs or 29,03226 g sur expertise numismatique selon disponibilité

BID : le cours auquel Gold & Silver Company rachète la pièce, celui que vous encaissez quand vous nous la vendez. ASK : le cours auquel Gold & Silver Company vend la pièce, celui que vous payez quand vous l’achetez. La prime à l’ASK se mesure contre la valeur du métal contenu, au cours du jour. Les prix affichés sont les prix réels de l’opération : Gold & Silver Company n’applique aucuns frais de courtage ni commission d’intermédiaire, ni pendant ni à la fin de l’opération, contrairement à une pratique courante du secteur. La prime affichée est la prime réelle de la pièce, en direct, sans majoration.

Pour les types, millésimes ou ateliers dont la valeur dépend de l’exemplaire, nous ne publions pas de cotation artificielle : la mention « sur expertise numismatique » remplace le prix générique. La confiance ne se déclare pas. Elle se documente.

Cours relevés le 11/08/2026 à 05h45, heure de Bruxelles. Ils sont réactualisés plusieurs fois par jour, en dehors des heures d’ouverture de l’agence, au rythme du marché. Prix de rachat du 20 francs Napoléon courant, sous réserve d’expertise en agence : l’expertise ne peut que réviser le prix à la hausse, jamais à la baisse.


Qu'appelle-t-on exactement un Napoléon ?

Le Napoléon, c'est d'abord la pièce française de 20 francs en or, née au début du XIXe siècle. Les premières portent le profil de Bonaparte Premier Consul, puis celui de Napoléon Ier.

Le marché a ensuite étendu le nom à toutes les 20 francs françaises du même standard, qu'elles montrent Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe, Cérès, le Génie, Napoléon III ou la Marianne du type Coq.

Le 40 francs, qui contient exactement deux fois l'or du 20 francs, est couramment appelé double Napoléon. Pour les autres valeurs, la rigueur commande de parler de 5 francs or, 10 francs or, 50 francs or et 100 francs or. Même système, même titre, mais chaque module a son histoire, sa fréquence sur le marché et sa sensibilité numismatique propre.


La naissance du franc germinal

Le 12 mars 1803, Bonaparte, Premier Consul, se rend à la Monnaie de Paris pour inspecter les ateliers. Quelques jours plus tard, la loi du 7 germinal an XI, le 28 mars 1803, fonde le système que l'on appellera le franc germinal.

Le principe tient en une ligne : un kilogramme d'or à 900 millièmes vaut 3 100 francs. Une pièce de 20 francs pèse donc 6,45161 grammes, ni plus, ni moins. Tout le reste en découle.

Les pièces de 20 et 40 francs ouvrent la série. Les valeurs de 5, 10, 50 et 100 francs viendront plus tard, toujours dans la même proportion. Le franc germinal survivra à l'Empire, aux Restaurations, à la monarchie de Juillet, aux Républiques et au Second Empire. En 1865, la France réunit la Belgique, l'Italie et la Suisse au sein de l'Union monétaire latine, qui diffuse en Europe des monnaies aux poids et aux titres compatibles. C'est ce système qui explique pourquoi un 20 francs français, un 20 francs belge et un 20 lires italien se ressemblent tant.


Un même système, six quantités d'or

Une pièce de 100 francs contient cinq fois l'or d'un 20 francs. Un 10 francs en contient la moitié, un 5 francs le quart. La proportion est la règle du jeu.

Valeur Poids légal théorique Titre Or fin théorique Rapport au 20 F Diamètre
5 francs 1,61290 g 900 ‰ 1,45161 g un quart 14 à 17 mm
10 francs 3,22580 g 900 ‰ 2,90322 g la moitié 17 à 19 mm
20 francs 6,45161 g 900 ‰ 5,80645 g la référence 21 mm
40 francs 12,90322 g 900 ‰ 11,61290 g le double 26 mm
50 francs 16,12903 g 900 ‰ 14,51613 g deux fois et demie 28 mm
100 francs 32,25806 g 900 ‰ 29,03226 g cinq fois 35 mm

L'or fin s'obtient en multipliant le poids légal par le titre de 900 millièmes. Une pièce qui a circulé peut peser un peu moins : c'est l'usure normale, le frai. Les poids et mesures de l'époque n'étaient pas non plus aussi précis que de nos jours. Cette variation ne suffit jamais, à elle seule, à conclure à une anomalie ou à une contrefaçon. Poids, titres et diamètres sont documentés dans les catalogues et livres de numismatique.


5 francs or : le plus petit module de la famille

Le 5 francs or apparaît sous Napoléon III en 1854. Poids légal de 1,6129 gramme, 1,45161 gramme d'or fin : c'est le plus petit format de cette page et, à l'époque, l'une des plus petites monnaies d'or françaises jamais frappées.

Trois types se succèdent. Le premier, frappé en 1854 et 1855, mesure 14 millimètres, tranche lisse. Un deuxième type tête nue suit, de 1855 à 1860, sur un module d'environ 17 millimètres. La version tête laurée, couronne de laurier sur le front de l'empereur, est produite de 1862 à 1869.

Il existe aussi des 5 francs Cérès en or, datés de 1878 et 1889. Ces pièces sont d'une tout autre nature : les références numismatiques les considèrent généralement comme des essais, même si le mot n'y figure pas, et les frappes recensées sont confidentielles. Elles n'ont rien à faire dans une cotation générale du 5 francs or courant.

Le 5 francs illustre parfaitement l'écart entre proportion métallique et valeur de marché. Il contient le quart de l'or d'un Napoléon, mais son prix n'est pas mécaniquement le quart du prix d'un Napoléon. Son petit format, sa disponibilité, son millésime et son état font parfois toute la différence.

Principales effigies : Napoléon III tête nue premier type (1854-1855), Napoléon III tête nue second type (1855-1860), Napoléon III tête laurée (1862-1869), Cérès (frappes confidentielles de 1878 et 1889).

Connaître la valeur d'un 5 francs or


10 francs or : le demi-Napoléon

Le 10 francs contient 2,90322 grammes d'or fin, exactement la moitié d'un 20 francs.

La première série courante naît sous la Deuxième République, en 1850 et 1851, avec Cérès. Napoléon III suit de 1854 à 1868, tête nue puis tête laurée. La Troisième République reprend Cérès de 1878 à 1899, avant Marianne et le Coq, de 1899 à 1914.

Son format permet un fractionnement plus fin qu'avec le 20 francs. N'en déduisez pas qu'il est deux fois moins cher ou deux fois plus facile à vendre : sa prime dépend de la disponibilité réelle du type, et un millésime rare ou un exemplaire remarquablement conservé relève du marché numismatique plus que du marché de l'or.

Principales effigies : Cérès de la Deuxième République (1850-1851), Napoléon III tête nue (1854-1860), Napoléon III tête laurée (1861-1868), Cérès de la Troisième République (1878-1899), Marianne et le Coq (1899-1914).

Acheter ou vendre un 10 francs or


20 francs or : le véritable Napoléon

Le 20 francs est le cœur du système. Poids légal de 6,45161 grammes, 5,80645 grammes d'or fin, 21 millimètres de diamètre. Sa longévité exceptionnelle explique la richesse de ses effigies : plus d'un siècle de régimes politiques sans jamais abandonner son standard.

Bonaparte Premier Consul et Napoléon Ier. Les premiers 20 francs sont datés de l'an XI et de l'an 12, à l'effigie de Bonaparte Premier Consul. Après la proclamation de l'Empire, Napoléon apparaît tête nue puis tête laurée, avec au revers « République française » puis « Empire français ». Des pièces sont encore frappées en 1815, pendant les Cent-Jours.

Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe. La chute de l'Empire n'emporte pas le module. Louis XVIII occupe les pièces de 1814 à 1824, Charles X de 1824 à 1830, Louis-Philippe de 1830 à 1848. Les portraits changent, le poids, le titre et le diamètre restent.

Cérès et le Génie. Après 1848, les figures républicaines remplacent les portraits royaux. Le Génie écrivant la Constitution paraît en 1848 et 1849, Cérès lui succède de 1849 à 1851. Le Génie revient sous la Troisième République, de 1871 à 1898. Cette effigie, héritée d'Augustin Dupré, est l'un des grands symboles monétaires français.

Louis-Napoléon et Napoléon III. Une émission de 1852 montre Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République. L'Empire restauré, les pièces portent « Napoléon III Empereur » : tête nue de 1853 à 1860, tête laurée avec les armes impériales de 1861 à 1870.

Marianne et le Coq. À la fin du XIXe siècle arrive le type Marianne Coq, gravé par Jules-Clément Chaplain. Première version de 1899 à 1906, seconde de 1907 à 1914. Ce sont aujourd'hui les 20 francs les plus présents sur le marché de l'or physique. Leur fréquence ne dispense pas d'examiner chaque exemplaire : frappes originales, états de conservation et refrappes officielles ne se valent pas.

Les principales familles de 20 francs : Bonaparte Premier Consul, Napoléon Ier tête nue, Napoléon Ier tête laurée, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe, Génie de la Deuxième République, Cérès, Louis-Napoléon Bonaparte, Napoléon III tête nue, Napoléon III tête laurée, Génie de la Troisième République, Marianne Coq.

Le 20 francs est le module le plus immédiatement identifiable de la famille, et cette reconnaissance sert sa lisibilité sur le marché. Elle ne nivelle pas les valeurs pour autant : un Napoléon Ier rare et une Marianne Coq courante contiennent le même or, leurs marchés n'ont rien à voir.

Consulter le cours du Napoléon 20 francs Vendre mes Napoléons à GSC


40 francs or : le double module originel

Le 40 francs fait partie, avec le 20 francs, des deux grandes valeurs d'or créées dès la naissance du franc germinal. Son poids légal de 12,90322 grammes vaut exactement deux Napoléons, soit 11,61290 grammes d'or fin.

Les premières émissions portent Bonaparte Premier Consul, puis Napoléon Ier. Le module continue sous Louis XVIII de 1816 à 1824, Charles X de 1824 à 1830, Louis-Philippe de 1831 à 1839. Après cette date, il disparaît des séries courantes.

Cette chronologie resserrée, ancrée dans le premier XIXe siècle, donne au 40 francs une tonalité plus historique que bien des 20 francs courants. Même sans rareté majeure, son type, son atelier et son état méritent vérification avant toute valorisation : une prime générique calculée sur le seul poids d'or ne décrit pas toujours son marché.

Principales effigies : Bonaparte Premier Consul, Napoléon Ier tête nue, Napoléon Ier tête laurée, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe.

Faire expertiser un 40 francs or


50 francs or : de Napoléon III au Génie

Le 50 francs or naît en 1855, sous le Second Empire. Poids théorique de 16,12903 grammes, 14,51613 grammes d'or fin : deux Napoléons et demi dans une seule pièce de 28 millimètres.

Le premier type montre Napoléon III tête nue, frappé de 1855 à 1860. La tête laurée suit, de 1862 à 1868. Sous la Troisième République, le Génie remplace le portrait impérial, de 1878 à 1904.

Avec un tel contenu métallique, la valeur intrinsèque d'un 50 francs est d'emblée significative. Son marché ne se réduit pourtant pas à une multiplication du cours du 20 francs : certains millésimes et ateliers sont nettement moins fréquents que d'autres, et l'état des reliefs, une trace de monture ou des surfaces altérées changent sensiblement l'offre que l'on peut formuler.

Principales effigies : Napoléon III tête nue (1855-1860), Napoléon III tête laurée (1862-1868), Génie de la Troisième République (1878-1904).

Acheter ou vendre un 50 francs or


100 francs or : le grand module historique

Poids légal de 32,25806 grammes, diamètre de 35 millimètres, 29,03226 grammes d'or fin : le 100 francs pèse exactement cinq Napoléons.

Les premières émissions courantes apparaissent sous Napoléon III, tête nue de 1855 à 1859, tête laurée de 1862 à 1870. Sous la Troisième République, le Génie prend le relais : première série de 1878 à 1906, seconde de 1907 à 1914, la distinction tenant notamment à la devise inscrite sur la tranche.

Le 100 francs montre mieux que tout autre pourquoi il faut identifier précisément un millésime et un atelier. GSC documente un 100 francs Napoléon III tête laurée de 1866 frappé à Strasbourg, marque BB, tiré à 3 075 exemplaires. Ce chiffre ne fixe pas un prix à lui seul, mais il explique pourquoi deux 100 francs d'apparence voisine ne se valorisent pas automatiquement de la même manière.

Principales effigies : Napoléon III tête nue (1855-1859), Napoléon III tête laurée (1862-1870), Génie premier type (1878-1906), Génie second type (1907-1914).

Attention à la 100 francs Bazor. La 100 francs or frappée de 1929 à 1936 est une tout autre monnaie : 6,55 grammes, 21 millimètres, or à 900 millièmes tout de même. Elle ne respecte pas le rapport historique du système germinal et ne doit entrer ni dans la même cotation, ni dans le même graphique, ni dans le même calcul de prime que les grandes 100 francs de 32,25806 grammes.

Faire identifier un 100 francs or


Quelle est la liquidité des francs-or français ?

La liquidité, c'est la facilité avec laquelle un actif s'achète ou se vend sans peser sur son prix. Elle ne garantit ni un prix, ni une revente au sommet du marché.

Le 20 francs est le module de référence : continuité historique, diversité des types, reconnaissance immédiate. Les exemplaires courants se prêtent à une valorisation standardisée plus aisément que les pièces rares ou très spécialisées.

Les 5 et 10 francs offrent un fractionnement plus fin, avec des prix plus sensibles à la disponibilité des stocks et au type exact. Les 40, 50 et 100 francs concentrent davantage d'or par pièce, et certains exemplaires relèvent franchement du marché numismatique, dès que le millésime, l'atelier ou la conservation sortent de l'ordinaire.

Une pièce rare peut donc valoir beaucoup sans être liquide : atteindre sa pleine valeur numismatique demande une identification sérieuse et un marché de collection au rendez-vous.

Poser votre question à un numismate GSC


Comment se calcule la valeur d'un franc-or ?

Trois composantes, à ne jamais confondre.

La valeur intrinsèque. Le poids d'or fin multiplié par le cours de l'or (BID) en euros par gramme. Pour un Napoléon : 5,80645 g × cours du gramme. La valeur faciale de 20, 40 ou 100 francs n'entre plus en ligne de compte.

La prime de marché. L'écart entre le prix de la pièce et la valeur de l'or qu'elle contient, en pourcentage de cette valeur. La prime reflète la disponibilité du produit, les coûts de traitement et de distribution, l'offre et la demande, entre autres facteurs. Elle monte quand la demande dépasse les quantités disponibles, se contracte quand le marché est mieux approvisionné, et n'évolue ni au même rythme ni forcément dans le même sens que le cours international de l'or. Selon les relevés de Gold & Silver Company, la prime d'un 20 francs courant se tient, en régime de croisière, entre 3 et un peu plus de 4 % de la valeur de son or fin.

La valeur numismatique. Distincte de la prime ordinaire, elle dépend du millésime, de l'atelier, des différents du graveur et du directeur de la Monnaie, de la tranche, des variétés, de la qualité des reliefs, de l'état des surfaces, d'un nettoyage, d'une soudure ou d'une ancienne monture, et du nombre d'exemplaires connus. Une pièce exceptionnelle ne s'évalue jamais par la formule « poids d'or plus prime moyenne ». À l'inverse, une pièce montée en bijou perd instantanément sa prime et sa valeur numismatique : sa valeur ne dépend plus que du cours de l'or.


Évolution de la prime du Napoléon 20 francs

Prime réelle du 20 francs Napoléon sur dix ans, graphique Gold & Silver Company

Prime réelle du 20 francs Napoléon sur dix ans, constatée par Gold & Silver Company dans ses opérations d'achat et de vente, d'août 2016 à août 2026. Courbe lissée, en ordres de grandeur, sans prétention à la décimale. La bande dorée marque le régime courant constaté par GSC, entre 3 et un peu plus de 4 % : le plancher de 3 % n'a jamais été percé en vingt ans de métier. Lors des grandes tensions, pénurie mondiale de pièces en 2020, crise ukrainienne en 2022, la prime sort de ce régime et dépasse légèrement les 5 %. Les cotations de courtage qui affichent moins, jusqu'à 0 % en pleine pénurie de 2020, mesurent leurs frais et leurs marges, pas la pièce. Autour de 3 % en août 2026. Relevé du 10 août 2026.

Pourquoi une prime négative n'existe pas. Une prime négative signifierait qu'une pièce vaut moins que l'or qu'elle contient. Ce prix ne tient pas : à ce niveau, n'importe quel professionnel rachèterait la pièce pour récupérer son métal à la fonte, et cette demande ramène aussitôt le prix au niveau de l'or fin. La valeur du métal contenu fait office de plancher naturel. Quand une cotation affiche malgré tout un chiffre négatif, elle ne décrit pas le marché de la pièce : elle compare des prix relevés sur des places ou à des heures différentes, ou déduit des frais d'intermédiation de la valeur du métal. Une prime peut s'écraser vers son plancher ; elle ne passe pas dessous.


Pourquoi faire expertiser ces pièces par un numismate ?

Deux monnaies de même valeur faciale et de même poids théorique peuvent valoir du simple au multiple.

Avant toute offre, nos numismates examinent l'effigie et le type exact, le millésime, la lettre d'atelier, les différents monétaires, la tranche, l'état de conservation, les traces éventuelles de nettoyage, la présence d'une ancienne monture ou d'une soudure, et la rareté documentée de la combinaison observée. Cette étape sépare la pièce courante, qui suit le marché de l'or, de l'exemplaire qui mérite une valorisation numismatique particulière. Si nous constatons, au moment de l'évaluation, une particularité notable, nos agents vous proposeront un rendez-vous avec notre expert numismate ou notre commissaire-priseur pour une évaluation plus approfondie.

Gold & Silver Company est agréée par la Monnaie Royale de Belgique (MRB) et inscrite au Registre de la Garantie. La Maison achète et vend des pièces d'or et d'argent, avec une expertise et un traitement réalisés directement, sans intermédiaire. Pour les exemplaires qui le justifient, un commissaire-priseur et des experts numismatiques reçoivent sur place, sur rendez-vous.


Acheter des francs-or français chez Gold & Silver Company

Selon les stocks, nous proposons des pièces françaises de 5, 10, 20, 40, 50 et 100 francs en or. Les pièces courantes sont sélectionnées pour leur authenticité et leur conformité. Les demandes portant sur une effigie, un millésime, un atelier ou une qualité particulière font l'objet d'une recherche individualisée.

Le prix, la prime, le type proposé et la disponibilité sont annoncés avant la validation de l'opération. Pas après.

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Vendre des francs-or français à Gold & Silver Company

Une pièce isolée, quelques Napoléons, un ensemble familial, une succession, une collection : tout se présente en agence, avec ou sans rendez-vous.

Chaque pièce est identifiée avant la formulation de l'offre. Quand un intérêt numismatique se dessine, l'exemplaire n'est pas traité comme une simple quantité d'or : l'offre repose sur le cours du métal, l'état réel du marché et, lorsque cela se justifie, la valeur numismatique de la pièce.

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Le mémo GSC : vingt ans de métier en six lignes

  • Un 20 francs Napoléon contient 5,80645 grammes d'or fin à 900 millièmes : c'est l'étalon dont les cinq autres valeurs, du 5 au 100 francs, sont les fractions ou les multiples exacts.
  • Selon les relevés de Gold & Silver Company, la prime du 20 francs courant vit entre 3 et un peu plus de 4 % ; en vingt ans, crises comprises, elle n'a jamais percé son plancher de 3 %.
  • Une prime négative n'existe pas : la valeur de l'or contenu fait plancher, la fonte s'en charge.
  • Les 10 et 20 francs ont été massivement imités dans les années 1980 et 1990 pour la bijouterie : balance au centième et spectromètre avant toute transaction.
  • Ni acide, ni nettoyage : une pièce attaquée ou récurée perd sa valeur numismatique, définitivement.
  • Aucune facture, aucun scellé ne sont nécessaires pour vendre : la pièce fait foi, votre pièce d'identité fait le reste.

Questions fréquentes sur les Napoléons et francs-or français

À qui confier l'expertise et la vente de ses Napoléons en Belgique ?

À un professionnel dont les agréments se vérifient. Gold & Silver Company est agréée par la Monnaie Royale de Belgique (MRB). Pour les pièces qui appellent un examen approfondi, un commissaire-priseur et des experts numismatiques reçoivent sur place, à Dottignies (Mouscron), sur rendez-vous. L'expertise se déroule sous les yeux du client et de nos caméras, et l'offre, gratuite et sans engagement, est annoncée avant toute décision. Méfiez-vous en revanche des acheteurs d'or qui contrôlent une pièce en la plongeant dans l'acide pour vérifier que c'est bien de l'or : le test répond à leur question, mais il condamne la pièce. Attaquée à l'acide, elle est irrécupérable pour sa valeur numismatique et ne vaut plus que son poids de métal. Un numismate n'a pas besoin d'acide : l'effigie, la frappe, la tranche et, au besoin, le spectromètre authentifient la pièce sans l'altérer.

Faut-il un scellé ou des factures pour vendre ses pièces en Belgique ?

Non. Aucun scellé, aucune facture d'origine, aucun certificat ne sont exigés pour présenter une pièce à la vente chez Gold & Silver Company. C'est la pièce qui fait foi, pas son papier : nos numismates authentifient le métal, la frappe et le type, exemplaire par exemplaire. Beaucoup de pièces nous arrivent d'un héritage, d'un fond de tiroir ou d'un coffre de banque familial, sans le moindre document, et cela ne change rien à leur valeur. La loi belge impose une seule chose : votre identification. Une pièce d'identité en cours de validité suffit, chaque transaction étant consignée dans nos registres, comme l'exige notre statut de professionnel enregistré. Côté règlement, nous acceptons et remettons des espèces en agence dans les limites légales belges : un client qui achète de l'or peut régler jusqu'à 3 000 euros en espèces ; un client qui vend son or reçoit jusqu'à 500 euros en espèces, le solde par virement bancaire sous 5 jours ouvrables, comme le prévoient nos conditions générales. Pour les dossiers importants, lingots d'or et grands comptes en pièces d'or, nous ouvrons un dossier personnalisé sur rendez-vous et étudions des solutions alternatives de règlement, adaptées à chaque situation : règlement patrimonial étalé, contractuel et tracé, échange de vos pièces contre des valeurs d'investissement, un lingotin par exemple, dans un cadre contractuel et tracé, sur facture, ou paiement intégral en espèces via notre entité hors Union européenne. Ces solutions sur mesure engendrent des frais, présentés en toute transparence avant l'opération, et nos clients les apprécient précisément pour la souplesse qu'elles offrent.

Qu'est-ce que le poids théorique d'une pièce ? Est-ce grave si mon Napoléon ne pèse pas 6,45 g ?

Le poids théorique est le poids légal fixé à la frappe : 6,45161 grammes pour un 20 francs, conséquence directe du système de germinal, qui taillait 3 100 francs dans un kilogramme d'or à 900 millièmes. C'est une valeur de référence, pas une promesse éternelle. La fabrication admettait déjà une tolérance, et un siècle de circulation use le métal : cette perte s'appelle le frai. Quelques centièmes de gramme en moins sur une pièce qui a vécu, c'est banal, et cela ne suffit jamais à conclure à un problème. Un écart important, en revanche, dans un sens comme dans l'autre, appelle un examen approfondi : le poids se contrôle toujours avec le diamètre, la tranche et la frappe. Un mot de vigilance, d'ailleurs : les 10 et 20 francs ont été massivement imités dans les années 1980 et 1990, sur des presses fabriquées pour alimenter la bijouterie en pièces destinées à être montées. Frappées dans des ors à 18, parfois 16 carats, ces copies ne sont ni au titre de 900 millièmes, ce que le spectromètre révèle immédiatement, ni au bon poids. C'est précisément ce que contrôlent nos numismates, balance au centième et spectromètre à l'appui, avant toute offre. Apportez la pièce telle qu'elle est : l'expertise dira ce qu'elle pèse, et surtout ce qu'elle vaut.

Un Napoléon est-il la même chose qu'un Louis d'or ?

Non. Le Louis d'or est une monnaie de l'Ancien Régime, antérieure de plus d'un siècle au franc germinal. Le Napoléon est la pièce de 20 francs or née au début du XIXe siècle. Le langage courant confond parfois les deux : en agence, la distinction est immédiate.

Toutes les pièces de 5, 10, 40, 50 et 100 francs sont-elles des Napoléons ?

Non. Le Napoléon désigne d'abord le 20 francs or. Le 40 francs est parfois appelé double Napoléon. Les autres valeurs appartiennent au même système de francs-or mais se désignent par leur valeur faciale et leur type : 5 francs Napoléon III, 10 francs Cérès, 50 francs Génie, 100 francs Napoléon III.

Quelle est la pièce la plus liquide ?

Le 20 francs, le plus immédiatement reconnaissable de la famille. La liquidité réelle dépend ensuite du type, de l'état, de la demande et des stocks au moment de l'opération. Une pièce rare peut valoir davantage tout en demandant un marché plus spécialisé pour atteindre sa pleine valeur.

Qu'est-ce que la prime d'une pièce d'or ?

L'écart entre le prix de marché de la pièce et la valeur de l'or fin qu'elle contient. Elle varie selon l'offre, la demande, la disponibilité et le type, et ne se confond pas avec la valeur numismatique d'un millésime rare. La prime a d'ailleurs son propre spread : au même instant, la prime à la vente et l'écart au rachat d'une même pièce diffèrent, comme les deux prix dont ils découlent. Une chose qu'une prime ne peut pas être, en revanche : négative. Une pièce qui coterait sous la valeur de son or fin partirait aussitôt à la fonte, et cette porte de sortie permanente fait un plancher à son prix. Les chiffres négatifs qui apparaissent parfois dans certaines cotations traduisent une méthode de calcul ou des frais d'intermédiation, jamais la pièce elle-même.

Faut-il nettoyer une pièce avant de la vendre ?

Surtout pas. Un nettoyage abrasif laisse des micro-rayures et altère les surfaces, ce que les organismes professionnels de grading détectent immanquablement, et qui peut réduire l'intérêt numismatique de l'exemplaire. Apportez la pièce dans son état, même terne, même sale : la patine raconte son histoire, et c'est l'expertise qui tranche.